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Cabines

Récupération de l’abrasif dans les cabines à jet libre

La récupération de l’abrasif


Objectif

Les abrasifs utilisés en cabine, d’un coût élevé pour certains, avant d’être impropres à un travail rentable par destruction ou par usure, sont de très nombreuses fois recyclés. Ceci a contribué à la généralisation des systèmes de récupération au sol en cabine, non seulement pour éviter la perte d’un produit quelquefois coûteux, mais aussi et surtout pour deux buts essentiels :
1) éviter des pertes de temps liées au ramassage et qui sont difficilement facturables au m2 traité.
2) éviter une fatigue supplémentaire et inutile à l’opérateur, source de blessures ou maux divers.
Il existe 3 versions de récupération au sol :
– la récupération localisée ;
– la récupération partielle ;
– la récupération totale.
On s’efforcera, dans la mesure du possible, de réaliser une récupération dont la surface sera la plus grande possible, avec pour idéal une surface totale, dont le retour sur ‘investissement est immédiat.


Les versions de récupération


Principes

La récupération localisée :

Située dans un angle de la cabine ou au bas d’une cloison, elle est constituée d’une trémie en fosse, de dimensions réduites, couverte d’un caillebotis et alimentant directement le pied d’un élévateur. Elle peut aussi se présenter sous la forme d’un caniveau de faible largeur traversant la cabine.
Contrainte : l’opérateur balaye ou racle le sol de la cabine, mais ne soulève pas l’abrasif.

La récupération partielle :

Elle est généralement constituée d’un ou deux couloirs longitudinaux de récupération venant se déverser dans un collecteur transversal, qui transporte l’abrasif au pied du système de recyclage. La solution à deux couloirs latéraux est préférable à celle d’un couloir central unique, car l’abrasif projeté se dépose au bas des cloisons après son rebond amorti contre les rideaux caoutchouc.
Contrainte : suivant la version, l’opération de balayage ou raclage est considérablement réduite.

La récupération totale :

Toute la surface du sol est recouverte par un récupérateur qui collecte l’abrasif et le transporte, en temps masqué, pendant les opérations de grenaillage vers l’unité de recyclage et traitement.
Contrainte : aucune, tout le temps est employé à grenailler.


Les systèmes de récupération


Les trémies

Une ou plusieurs trémies placées en sous-sol alimentent une vis hélicoïdale, un transporteur à bande ou autres dispositifs analogues, qui amènent l’abrasif au pied d’un élévateur ou ensemble de relevage.
Inconvénient : Ces types d’installation présentent l’inconvénient majeur de nécessiter de grandes profondeurs de fosse sous cabines, pour loger l’ensemble de récupération, raison de leur manque d’intérêt aujourd’hui.
Ils font de plus en plus place à des systèmes plus compacts dits à « faible génie civil » ou « sans génie civil » constitués de « planchers récupérateurs » très plats dont l’épaisseur varie entre 130 et 300 mm. Ces derniers offrent l’avantage de minimiser, voire supprimer les travaux de gros œuvre, réduisant ainsi le coût de réalisation et rendant possible le déménagement éventuel de la cabine.


Les planchers

Les planchers récupérateurs transporteurs d’abrasifs peuvent être classés en 3 catégories courantes :
1) les systèmes par aspiration ;
2) les systèmes par secousses ;
3) les systèmes par raclage.


Les systèmes par aspiration

Sous le caillebotis du sol de cabine, une multitude de petites trémies de 30 à 40 cm de hauteur et côté débouchent sur des canalisations triangulaires reliées à un collecteur relié au circuit d’aspiration. L’air poussiéreux, l’abrasif et les déchets sont ainsi aspirés vers un ensemble de séparation, filtration et stockage.
Avantage : le système sert aussi à la ventilation de l’enceinte et ne comporte aucune partie mécanique en ambiance abrasive. Il permet une vidange complète de l’installation dans le cas de changement d’abrasif.
Inconvénients : performances limitées pour le recyclage des abrasifs de forte densité. Nécessite une bonne protection des surfaces du circuit de transport au contact du passage de l’abrasif (photo ci-contre).


Les systèmes par secousses

Un ensemble de caniveaux en forme d’auge collectent l’abrasif passé au travers du caillebotis de sol. Chaque auge est actionnée par un vérin pneumatique qui lui imprime un mouvement horizontal d’avance lent, un arrêt brusque et un retour rapide. Le changement brutal de sens et la différence des vitesses impliquent une inertie à la masse d’abrasif qui se déplace vers l’avant en glissant sur le fond de l’auge (schéma ci-contre).
Avantage : le système permet une vidange complète du plancher seul en cas de changement du type d’abrasif.
Inconvénients : performances limitées pour le recyclage des abrasifs de forte densité. Nécessite une bonne étanchéité entre les auges, leur support de guidage et le génie civil.


Les systèmes par raclage

1) À lamelles rigides

Les modules de raclage ressemblent à des échelles dont les barreaux en forme de lames seraient pivotants et non fixes. Posés à plat sur des galets au sol, ils sont animés d’un mouvement rectiligne de va-et-vient, de telle sorte que les raclettes travaillent à la façon d’un outil d’étau limeur. Bloquées en position verticale dans un sens et libres dans l’autre, les lames poussent l’abrasif à l’aller et s’escamotent sur la vague au retour. Les articulations des lames peuvent être mécaniques ou élastiques.
Avantage : le système peu encombrant (150 mm) peut s’inscrire dans l’épaisseur d’un rail et permettre une installation sans génie civil.
Inconvénients : un peu bruyant et articulations mécaniques fragiles.


2) À lamelles souples

Les modules de raclage ressemblent à des échelles, dont les barreaux en forme de râteaux fixes, sont doublés d’une lame en caoutchouc. Posés à plat sur des galets au sol, ils sont animés d’un mouvement rectiligne de va-et-vient. Bloquées en position verticale dans un sens par les dents du râteau et laissées libres dans l’autre, les lames poussent l’abrasif à l’aller et s’escamotent sur la vague au retour (photo ci-contre).
Avantage : identique au précédent, avec silence de fonctionnement.
Inconvénient : supporte mal les surcharges ponctuelles d’abrasif.


Les autres systèmes

D’autres solutions sont encore utilisées, telles que :
– le raclage par un mini chariot motorisé se déplaçant sous le caillebotis sur la longueur de la cabine ;
– le raclage par lames rigides fixées sur bandes souples et entraînées par un tambour motorisé ;
– le transport par bande caoutchouc sur rouleaux fous entraînée par un tambour motorisé ;
– le transport par multivis hélicoïdales alimentées par plusieurs mini trémies.
Ces solutions mécaniques encombrantes n’offrent pas les avantages des planchers récupérateurs.



Quelques planchers récupérateurs d'abrasif en cabine

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